Mis à jour le jeudi 11 février 2010 Pratiquer l'aviron > Les bateaux d'aviron > L'équipement d'un bateau

L'équipement d'un bateau

Les installations permettent de supporter les rameurs et mettent ceux-ci en situation d'utiliser au mieux leurs qualités techniques et physiques. Elles sont communes aux différentes embarcations.

Le siège

Le rameur n'est pas assis sur un banc fixe comme dans une barque, mais il se déplace sur des rails au moyen d'un siège muni de roulettes.

Cette invention, utilisée depuis 1871, permet au rameur d'augmenter l'amplitude de son coup d'aviron mais surtout d'utiliser la force de ses jambes.

Les rails sont fixés au bateau par l'intermédiaire d'un châssis qui prend appui sur la préceinte.

Les sièges sont retenus au bateau par l'intermédiaire de deux ergots qui passent sous le rebord des rails, les empêchant de tomber lors des manipulations.

On trouve actuellement deux types de sièges :

Le siège traditionnel
Ce siège est mobile grâce à des roulettes dont les axes se déplacent dans un chemin de roulement d'une dizaine de centimètres.

Le siège à roulements
Ce siège est monté sur des roulements à billes. La simplicité du chassis le rend plus solide et plus léger que le précédent.

Les systèmes de nage

Les systèmes de nage ou portants sont constitués de tubes, en métal ou en matériaux composites, qui supportent la dame de nage, mobile autour d'un axe fixe, dans laquelle vient se fixer l'aviron. Cette dame de nage est fermée par une barrette.

Ces portants sont parfois différents suivant les constructeurs, qui recherchent légèreté et rigidité. Les tubes qui les composent sont réalisés dans des alliages légers mais fragiles. Le nombre de branches les constituant varie en fonction de leur conception. Ils possèdent le plus souvent une barre de renfort, encore appelée barre de force.

Les innovations technologiques des constructeurs portent actuellement sur leurs formes et sur les matériaux utilisés. De nouveaux types de portants équipent les bateaux, comme par exemple ceux en forme «d'aile d'avion», en aluminium ou en carbone.

Les portants sont équipés de dames de nage de différents modèles. Ils permettent de régler facilement les embarcations avec toujours plus de fiabilité. La dame de nage est toujours montée sur un axe central, seules les méthodes pour régler son inclinaison varient.

Le cale-pieds

Du fait de la mobilité du rameur, il est nécessaire que ses pieds soient solidement fixés au bateau au moyen d'un cale-pieds qui prend appui sur la préceinte et la carlingue.

Celui-ci est plus ou moins sophistiqué et va de la simple planche avec des courroies, à celui en carbone équipé de chaussures à Velcro qui retiennent parfaitement les pieds du rameur.

La position de ce cale-pieds ainsi que son inclinaison sont réglables afin de l'adapter parfaitement à la morphologie du rameur.

Le gouvernail et la dérive

La trajectoire de l'embarcation peut être modifiée à l'aide du gouvernail placé à l'arrière du bateau, ou sous la pointe arrière. Cet appareil est constitué du safran, mince pièce immergée reliée par un axe au timon.

Le gouvernail est actionné par le barreur au moyen de deux câbles appelés tire-veilles. Dans les bateaux sans barreur, c'est un des rameurs qui actionne ce gouvernail au moyen d'un câble relié à l'une des chaussures. Cette dernière est mobile autour d'un axe.

Toujours sous la pointe arrière, se trouve une mince plaque en métal ou en matière plastique, appelée dérive. Elle est placée dans l'axe longitudinal du bateau et sa fonction est de maintenir celui-ci dans une trajectoire rectiligne.

Certains bateaux (de découverte et d'initiation) ont une quille apparente et n'ont pas de dérive. L'action de la quille est alors suffisante pour fixer la trajectoire de l'embarcation. Ces modèles présentent le grand avantage d'être peu fragiles.