Mis à jour le vendredi 12 février 2010 Pratiquer l'aviron > L'aviron de mer > La sécurité en mer > Les risques liés à la pratique en mer

Les risques liés à la pratique en mer

Par leur volume et leur stabilité, les embarcations modernes d'aviron de mer procurent un sentiment de sécurité qui peut se révéler trompeur dans certaines situations délicates. Ceci peut être particulièrement le cas pour des rameurs de rivière rompus aux bateaux effilés et fragiles pour lesquels ces bateaux ventrus apparaissent aisés à maîtriser. C'est oublier que la mer est un élément changeant dont la puissance soudaine impose des comportements adaptés.

Une des premières notions de sécurité concerne la nécessité de ne pas partir seul, mais plutôt de naviguer de conserve à plusieurs bateaux ou avec un canot de sécurité. Il est important d'informer vos proches de vos intentions et de vous assurer qu'ils connaissent le N° de téléphone du CROSS concerné.

Il est évident que ce qui est dit précédemment devient primordial lorsque vous envisagez de partir pour une longue excursion s'étalant sur plusieurs demi-journées. Dans ce cas, le chef de bord et ses équipiers devront faire preuve d'une expérience et d'une connaissance approfondies des domaines de la navigation, de la météorologie et de l'ensemble des procédures de secours qu'ils pourraient être amenés à mettre en œuvre.

Savoir identifier les dangers

La capacité à identifier les dangers et à les parer est fondamentale pour s'engager dans de tels projets. Parmi les principaux dangers, nous trouvons :

Le vent

Qui peut s'avérer être un facteur déterminant quant au maintien ou non d'une sortie. Il ne faut pas oublier qu'il génère rapidement des vagues qui lorsqu'elles sont déferlantes deviennent particulièrement dangereuses. D'autre part, il aura une influence sur la route suivie du fait de son influence sur l'effet de dérive.

Les courants

Qui sont prévisibles en mer à condition d'avoir pris le soin de les calculer. Dans le cas contraire, ils risquent d'allonger votre route et de vous mettre dans des situations périlleuses dans des secteurs délicats.

La nuit ou le brouillard

Lorsque ceux-ci n'avaient pas été envisagés et que le matériel d'orientation ou de signalement font défauts à bord.

Les orages

Pour tout ce qu'ils apportent comme risques de modifications locales. Cela peut concerner notamment des grains violents qui génèrent des rafales modifiant subitement l'état de la mer. Enfin, il faut se souvenir que l'orage engendre souvent la foudre qui peut s'avérer nocive sur des embarcations isolées et portées sur le haut des vagues.

Les autres usagers de la mer

Qu'il s'agisse des plaisanciers ou des professionnels. Il ne faut pas oublier que les bateaux d'aviron sont des petites embarcations très vulnérables qui évoluent au ras de l'eau. De ce fait, elles sont difficilement identifiables à vue et n'apparaissent pas clairement sur les radars embarqués. En cas de doute, il est préférable de se dire que l'on a pas été repéré et donc de se signaler par un moyen quelconque (visuel ou sonore).

La température de l'eau

Elle est un élément à ne pas négliger. Plusieurs heures de navigation dans les embruns glacés viennent à bout des rameurs les plus endurcis. Enfin, il faut rappeler qu'un dessalage dans une eau froide ne laisse que peu de temps pour réagir. Cette situation devra d'ailleurs être expérimentée à l'entraînement afin d'ancrer des comportements qui éviteront l'hypothermie. Etre à même de redresser son embarcation ou de se hisser sur une coque retournée sont des réflexes qui peuvent sauver bien des vies.

Nous-même

Et notre capacité à supporter la fatigue, car notre analyse de la situation et nos réactions risquent d'être affectés selon que nous sommes épuisés ou transis de froid. Il est donc impératif de veiller aux signaux de fatigue que nous ressentons de façon à se réserver une marge de sécurité.

Quelques conseils utiles

  • Prenez connaissance de la météo http://www.meteo.fr/marine/ avant de partir, elle est affichée à la capitainerie ;
  • Jetez un dernier coup d'œil sur la carte avant de larguer les amarres ;
  • Prévenez vos proches de votre programme de navigation et de ses changements éventuels ;
  • Soyez bref sur le canal 16 de sécurité de la VHF ;
  • Vérifiez le bon état de vos fusées de détresse et leur date de péremption ;
  • Vérifiez que vous avez bien à bord le matériel de sécurité correspondant à votre catégorie de navigation.