Mis à jour le vendredi 12 février 2010 Pratiquer l'aviron > L'aviron de mer > La sécurité en mer > Les communications en cas de détresse

Les communications en cas de détresse

Pour offrir le maximum de sécurité, la navigation en mer se doit d'intégrer d'office la notion de risque et les comportements qui sont à acquérir. Le premier réflexe sera de ne jamais quitter son navire tant qu'il flotte car il offre une protection et un repérage plus aisé. Lorsqu'une situation de détresse apparaît, il est d'abord important d'analyser la situation pour déterminer si l'on a besoin de secours extérieurs. De façon à parer au plus pressé et organiser au mieux les secours, il faut dresser un bilan rapide sur les plans humains et matériels.

Les moyens de communications les plus courants

Lorsque les équipements font défauts ou sont hors d'état de fonctionner, il faut tenter d'être repéré. Pour cela, on peut agiter une serviette ou un vêtement de couleur vive fixé au bout d'un aviron. Il existe aussi un signal international qui consiste à monter et abaisser lentement les bras de chaque côté du corps, régulièrement et simultanément jusqu’au niveau des épaules.

Le moyen idéal demeure la radio VHF qui offre une couverture maritime très importante (de l'ordre de 50 milles). Il n'y a pas de délai d'appel et de nombreux organismes et personnes sont en écoute permanente à condition d'utiliser les canaux réservés à la sécurité.

Le téléphone portable est un autre moyen mais n'offre pas les mêmes garanties de couverture et d'écoute. Il faut d'abord établir un contact et pour cela connaître le numéro des secours. Le 112 est un numéro d'urgence au standard GSM qui vous permettra d'entrer en contact avec le centre de coordination des secours le plus proche. Il est recommandé de mémoriser sur l'appareil le N° du CROSS du secteur navigué.

À défaut de matériel de transmission, vous pouvez utiliser les signaux pyrotechniques, qu'il s'agisse des fusées de détresse ou des feux à main. Il faut se rappeler que ce sont des matériels à contrôler car codifiés et soumis à une limite d'utilisation dans le temps.

Il existe également d'autres moyens de repérage peu encombrants que sont les signaux lumineux (lampes, miroir) ou la fluorescéine et les fumigènes.

Les appels de détresse

En cas de problème

Ne paniquez pas et n'abandonnez pas votre embarcation.

La sécurité en mer est une affaire de comportement. Un navire en détresse doit appeler immédiatement le CROSS et se signaler par tout moyen. Tout témoin d'un accident en mer doit en informer sans délai le CROSS.

Pour passer votre appel au secours, utilisez la VHF Marine, sur le canal 16. Réseau de radiocommunication destiné à la détresse et à la sécurité en mer, le système autorise un accès direct permanent aux centres de sauvetage. Son usage permet aux centres de recherche et aux navires situés à proximité de s'informer sur votre situation. Vous devez privilégier l'usage de la VHF Marine au téléphone cellulaire (ou portable). En effet, la veille permanente sur le canal radio VHF 16 facilite la localisation des navires en détresse et permet aux sauveteurs de communiquer avec les personnes qui réclament une assistance.

En mer, le téléphone portable peut-il remplacer la VHF ?

Nombreux sont les plaisanciers qui pensent que le téléphone portable suffit à leur assurer des secours en cas de danger. Ce n'est pas tout à fait juste, même si celui-ci a permis de sauver certaines vies. Il faut savoir qu'une VHF rend un service largement plus optimal, notamment parce que le canal de veille, le 16 est écouté par un très grand nombre de navires et par les services de secours.

La VHF permet de réunir sur une même fréquence tous les acteurs d'une opération de sauvetage qui peuvent ainsi échanger entre eux les informations.

Le téléphone portable ne permet pas d'entrer en contact simultané avec les centres opérationnels et les moyens de secours. Par ailleurs, il n'est pas possible de localiser en mer un appel provenant d'un téléphone portable. De plus, utilisé en mer, le portable représente un risque important de rupture de liaisons en situation de détresse.

Depuis le 1er juillet 2004, le numéro d’appel unique 1616 permet aux usagers, lorsqu’ils sont témoins d’un événement maritime ou inquiets au sujet d’un proche qui se trouve en mer, de contacter à partir d’un téléphone portable, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS), pour donner l’alerte. Le 1616 constitue ainsi le meilleur moyen pour appeler les secours depuis le littoral. Ce numéro d’appel est toutefois un moyen d’alerte complémentaire qui ne doit pas se substituer à la VHF pour les navigateurs qui se trouvent en mer.

Vos interlocuteurs en matière de sauvetage

À terre

  • Le 18, pour joindre les Sapeurs pompiers ;
  • Le 112, numéro d'urgence européen (à partir d'un fixe ou d'un portable) ;
  • Le 1616, vers un CROSS pour envoyer les secours au large (depuis un téléphone portable).

En mer

  • Le canal 16 sur la VHF, pour appeler les secours au large (CROSS) ;
  • Le 1616, depuis un téléphone portable.