Les déclarations : |
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16-06-2012 Coupe du Monde III, 14 au 17 juin (Munich)
Ils ont dit :
Après la troisième place en deux de pointe sans barreur : Germain Chardin : « La course était difficile face aux Néo-Zélandais qui sont invaincus depuis quatre ans. On est parti très vite (en tête aux 500 m), mais sans que ce soit vraiment la consigne. On voulait voir jusqu’où on pourrait résister. Sur la fin, on cède face à l’Australie, un gros client, avec deux rameurs vice-champions olympiques dans le quatre à Pékin. On les a entendus gueuler pendant toute la course. Il nous manque encore du temps et des parcours. Mais c’est bien de repartir de Munich avec une médaille. »
Dorian Mortelette : « A part le Canada, un gros bateau, et les Grecs qui sont du niveau des Italiens (4èmes), tout le monde était là. On fait une médaille, alors qu’il nous manque encore des courses pour être vraiment bien. C’est encourageant. Avec un bon stage terminal là-dessus, on devrait être plus costauds à Londres. Sur la fin, il nous a manqué de la légèreté et de la fraîcheur pour résister aux Australiens, mais les choses auraient été différentes sur une finale olympique ou mondiale. Quant aux Néo-Zélandais, ils sont au-dessus. Au train, ce sont des tracteurs. »
Après la deuxième place en deux de couple poids léger : Stany Delayre : « On a réussi une belle course. Très encourageante. Les Néo-Zélandais ont fait le boulot jusqu’à la moitié du parcours. On est restés à côté, à l’affut. A l’enlevage, il nous a manqué un peu de travail, des petits trucs, pour pouvoir les devancer et l’emporter. Mais c’est assez normal. Il s’agissait seulement de notre sixième course ensemble. Des enlevages comme celui-là, nous en avons connu deux ou trois. Avec plus de travail sur cette partie de la course, on peut devenir imbattables. Nous avons encore une belle marge de progression, peut-être plus importante que tous nos adversaires. »
Jérémie Azou : " Sur l’enlevage, nous manquons un peu d’expérience. Mais je suis content que nous ayons encore battu les Anglais, les champions du monde. Physiquement, j’ai vraiment puisé dans mes réserves, ça a un peu bridé notre sprint. Mais je n’ai pas de regret. Au contraire, je suis content de voir tout le travail qu’il nous reste à faire avant les Jeux. En plus, nous ne sommes pas des grands fans du vent contraire. A Eton, il est souvent favorable, ça fait notre affaire. En course, nous sommes des caméléons, capables de nous adapter à toutes les situations. Pour nos rivaux, c’est assez déstabilisant. Et nous sommes des puncheurs. Depuis un mois, nous avons démontré une belle régularité, c’est très positif. Maintenant, nous serons attendus aux Jeux. On le sait. Mais on fait abstraction de tout cela. C’est une de nos forces. "
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crédit photo : © FFSA
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