Régates de qualification olympique à Lucerne : Les Bleus débutent du bon pied |
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20-05-2012 Crispant. Et tellement particulier. Depuis son arrivée à Lucerne, l’encadrement de l’équipe de France se répète ces quelques mots, comme un refrain, à propos des régates de qualification olympique. Crispant, car seuls les deux premiers en finale, mardi ou mercredi (seulement le vainqueur en huit, et les quatre premiers en skiff), gagneront leur billet pour les Jeux. Tellement particulier, car l’impératif de prendre l’une des deux premières places en finale peut conduire certains bateaux à s’économiser dans les tours préliminaires.
Au soir de la première journée, disputée ce dimanche sur le lac du Rotsee, le même encadrement français a regagné l’hôtel d’un pas plus léger. Toute crispante et particulière qu’elle peut être, cette entame de compétition n’a été marquée par aucune fausse note de la part des rameurs de l’équipe de France. « Une première journée sans mauvaise surprise, résume le DTN, Pascal Berrest. L’exercice n’est pas facile, la pression très forte. Mais nos rameurs ont abordé cette régate avec beaucoup d’engagement et un état d’esprit très sérieux. Tout le monde est à son niveau et a su répondre présent. »
La remarque vaut, bien sûr, pour les trois bateaux a priori les mieux armés pour décrocher un quota olympique. Germain Chardin et Dorian Mortelette, en deux de pointe, ont décroché la victoire sans avoir trop à forcer la cadence, menant d’un bout à l’autre de la course. Ils s’imposent en 6’31’’13 pour gagner leur place en finale A. Mais la lutte plus intense dans l’autre série a obligé les trois premiers (Pologne, Espagne et Afrique du Sud) a nettement plus s’employer. Résultat : des chronos entre 6’24’’08 et 6’24’’66 pour ces trois équipages.
Le quatre de couple du champion olympique, Adrien Hardy, a lui aussi dominé aisément les débats, pour remporter sa série en 5’51’’91, nettement devant la République Tchèque. Mais le quatre estonien est allé plus vite dans la deuxième course (5’50’’63). Adrien Hardy, Benjamin Chabanet, Pierre-Jean Peltier et Mattieu Androdias ont obtenu leur place pour la finale, où leurs chances de décrocher un quota semblent toujours aussi solides.
Présenté à Lucerne dans une configuration inédite, avec l’arrivée du jeune Benoît Brunet à la place de Jean-Baptiste Macquet, le quatre de pointe a marqué des points. Julien Despres, Benjamin Rondeau, Matthieu Moinaux et Benoît Brunet ont signé le meilleur temps des deux courses, en 5’55’’79. Partis très vite, ils ont résisté au retour énergique du quatre espagnol. Un adversaire qu’ils devront surveiller en finale, tout comme la République Tchèque, victorieuse de l’autre série devant la Roumanie.
La bonne surprise de la journée est venue du deux de pointe féminin. Stéphanie Dechand et Alice Mayne, rentrées déçues de la Coupe du Monde à Belgrade, ont montré à Lucerne un tout autre visage. Leur deuxième place en série 2, juste derrière la Croatie (7’13’’89 contre 7’13’’10), les replace en bonne position parmi les candidates à une qualification olympique. Elles ont assuré leur place en finale, où l’une des deux premières places est sûrement à leur portée.
Sophie Balmary, elle, devra passer par l’épreuve des repêchages. Mais la Toulousaine y trouvera sans doute l’occasion de retrouver le rythme des compétitions internationales, après une absence de trois ans dans l’épreuve du skiff. Longtemps 2ème, elle a cédé sur la fin, pour venir terminer en 3ème position (7’37’’38), derrière l’Australienne Kim Crow et l’Américaine Genevra Stone. Trois billets olympiques sont en jeu à Lucerne, dans cette catégorie. La tâche de Sophie Balmary ne sera pas aisée, mais elle a certainement le talent et l’expérience de réussir son pari.
Dans une course « exhibition », le huit masculin a tenté crânement sa chance, se calant d’entrée de jeu dans la vague du bateau américain. Mais sa fin de course a été plus difficile (3ème en 5’51’’05). On le reverra en finale, en compagnie des deux autres bateaux engagés, Etats-Unis et Nouvelle-Zélande. Seul le premier gagnera un billet pour les Jeux. Même scénario pour le quatre de couple féminin (Le Nepvou, Kober, Lefebvre, Goudet), qualifié directement pour la finale après sa 3ème place de l’unique course, faute d’un nombre d’inscrits suffisant pour organiser des séries.
Enfin, il faut retenir de cette première journée la 5ème place de Chloé Poumailloux et Eugénie Vince en série du deux de couple poids légers. Les deux Françaises devront passer par les repêchages.
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crédit photo : © FFSA - KMSP/Eddy Lemaistre
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